Magie noire vs blanche

On entend très souvent les termes magie noire et magie blanche, mais beaucoup de sorciers trouvent qu’ils peuvent porter à confusion. En effet, la magie elle-même n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est double. Elle peut guérir ou blesser, construire ou détruire selon la volonté qui la guide.

La magie blanche n’est rien de plus que la sorcellerie employée avec prudence, éthique et bonnes intentions, sans agressivité. Elle privilégie l’altruisme, et l’intérêt personnel du sorcier passe souvent en second. Le plus souvent, quand on parle de magie blanche, on fait référence aux sorts de guérison, de protection, de prospérité, de fertilité, de purification ou de bénédiction: c’est de la magie constructive ou réparatrice.

La magie noire emploie des rituels et des techniques assez similaires, mais typiquement avec moins de contraintes morales. Elle privilégie plus souvent les intérêts personnels du sorcier, parfois au risque de faire du tort à autrui. Elle accepte l’agressivité lorsque cela est nécessaire pour atteindre son but. Le terme de magie noire englobe donc généralement les sorts de manipulation, de destruction, d’affaiblissement et de malédiction: c’est de la magie destructrice.

« Il n’y a pas de lumière sans obscurité »
C’est ce que disent les mages noirs pour rappeler à nos confrères et consoeurs que la magie noire n’est pas forcément mauvaise ! Par exemple utiliser un maléfice contre un démon pour empêcher celui-ci de s’en prendre aux êtres humains est une bonne action. Inversement, même la magie blanche n’est pas toujours bienveillante. Par exemple, ses sorts de protection peuvent protéger des gens méchants et coupables, et ses sorts de prospérité peuvent profiter injustement à ceux qui sont déjà démesurément riches.

C’est donc d’abord et avant tout l’intention du sorcier, et non le type de sortilège, qui détermine si la magie sert pour faire le bien ou le mal. Contrairement à ce que dictent les stéréotypes du mage blanc et du mage noir, il est tout à fait possible d’être un bon sorcier expert en violence magique et en maléfices, ou un mauvais sorcier qui excelle à bénir et guérir.

De plus, quand il est question du bien et du mal, les erreurs ou les imprévus sont aussi possibles ! Certains sorciers aiment employer l’expression magie grise pour décrire les sortilèges bien intentionnés qui, par erreur ou manque de prudence du sorcier, finissent par causer du tort, et vice-versa.

La magie blanche ayant plus de contraintes morales à respecter et laissant moins de liberté que la magie noire, il va sans dire qu’elle est un chemin plus difficile. Cependant, elle est aussi plus puissante à long terme, car elle renforce celui qui la pratique en raison des bonnes énergies qui lui reviennent selon la loi du Triple Retour, contrairement à la magie noire qui peut pousser le sorcier à s’auto-détruire avec le retour en triple de ses maléfices (à moins que ceux-ci ne soient employés avec de bonnes intentions).

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